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Education pour tous

:: Politique ::

Lors de ses congrès mondiaux, l’IE a adopté les résolutions suivantes sur son rôle et sa position dans le cadre de la promotion d’une éducation publique gratuite de qualité pour tous: «Campagne mondiale de défense et de promotion de l’éducation publique» (1998), «Education pour tous et combat contre l’analphabétisme» (1998), «Enseigner dans un contexte d’économie globale» (2001), «Partenariats pour réaliser l'éducation pour tous» (2001), «Education pour le progrès mondial» (2004), «Education – Service public ou marchandise?» (2004), «Le droit d’enseigner : le droit d’apprendre» (2004), «Combattre la mauvaise administration et la corruption dans l’éducation» (2004), «Promouvoir une éducation de qualité» (2004), «Implication de la communauté dans l’éducation» (2004), «Technologies de l'information et de la communication» (2004).

La politique de l’Internationale de l’Education établit clairement que l’éducation est un droit humain fondamental, ainsi qu’il est affirmé dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et dans la Convention Internationale des droits de l'enfant. De plus, il s’agit d’un investissement crucial pour un meilleur avenir de toutes les économies mondiales, qui a des implications sur la profession d’enseignant et sur la qualité de celle-ci. En effet, les enseignants sont reconnus comme étant des vecteurs essentiels au processus de l’Education pour tous (EPT).

Deux obstacles majeurs gênent l’accès à l’éducation. Le premier est l’inégalité des sexes, avec un taux mondial d’analphabétisme bien plus élevé chez les femmes que chez les hommes. Le deuxième est la pandémie du VIH/SIDA. Le secteur de l’éducation des pays au taux d’analphabétisme élevé est à présent décimé par la maladie.

L’éducation de base gratuite de qualité doit devenir obligatoire, car il faut disposer d'une compétence de lecture suffisante pour pouvoir participer pleinement à la société. L’éducation de base gratuite de qualité relève de la responsabilité des gouvernements. Toute politique économique qui privatise et qui réduit l’investissement public dans le secteur de l’éducation marginalise les enfants et les adultes vivant dans la pauvreté, tout en diminuant la qualité de l’éducation publique.

La Déclaration de Dakar, exigeant l’Education pour tous (EPT) d’ici à 2015 suppose un grand effort mondial conjuguant les forces de tous les gouvernements, de la société civile, y compris des organisations non gouvernementales (ONG) et des syndicats de l'enseignement, ainsi que des agences intergouvernementales y compris les Nations Unies et ses agences et programmes spécialisés. Les gouvernements devraient mettre en œuvre la recommandation de la Commission Delors, et allouer au minimum 6% de leur PIB au secteur de l’éducation; un niveau d’investissement qui, pour l’heure, n’est pas atteint par les deux tiers des gouvernements.

Pour l'IE, à problèmes mondiaux, solutions mondiales. Plusieurs mesures visant à réaliser l'éducation pour tous doivent être mises en place à l’échelle mondiale: la proposition du sommet du G8 d’annuler la dette officielle des pays les moins développés, ce qui leur permettrait d’allouer les ressources ainsi économisées aux secteurs de l’éducation et de la santé ; que tous les états membres des Nations Unies allouent 0,7% de leur PIB à l’aide au développement ; les politiques d’ajustement structurel de la Banque Mondiale et du FMI qui mettent en danger l’existence de l’enseignement public doivent être réformées, et finalement, il est essentiel que les plans d’action nationaux en vue de réaliser l’éducation pour tous soient conçus et mis en œuvre en partenariat avec la société civile, y compris les ONG et les syndicats de l'enseignement.