Au niveau mondial, l’Internationale de l’Education dispose d’un Comité de la Promotion des Femmes, chargé de représenter et de promouvoir les intérêts des femmes à tous les niveaux des structures de l'IE. A la suite de changements structurels intervenus depuis 1998, les femmes membres du Comité exécutif de l'IE sont membres de plein droit de ce Comité. Le travail du Comité consiste à formuler des politiques et des recommandations afin de guider le Comité exécutif et le Congrès Mondial dans leurs délibérations concernant les sexes. Un autre organe, le Caucus des femmes, est une assemblée spéciale composée de représentants syndicaux féminins, tenue tous les trois ans, lors du Congrès Mondial de l'IE. Les problèmes rencontrés par les femmes dans les syndicats, l'enseignement et la société en général y sont discutés.
Au niveau régional, des tables rondes sont organisées dans chaque région de l’IE, afin de développer et de consolider les réseaux de communication entre les groupes de femmes dans les organisations membres de l'IE et assurer la mise en œuvre des résolutions adoptées lors des Congrès mondiaux. Elles rassemblent les représentantes des différentes organisations membres afin de traiter des problèmes spécifiques rencontrés par les femmes dans chaque région. Ces tables rondes doivent avoir lieu au moins une fois dans chaque région entre chaque Congrès international de l'IE (soit tous les trois ans).
L'IE encourage ses organisations membres à faire pression auprès de leurs gouvernements nationaux pour qu'ils ratifient (mais aussi respectent) les nombreux instruments internationaux qui visent à protéger l'égalité des sexes, tels que la Convention des Nations unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) et la Plate-forme d'action de Pékin (BPFA). L'IE encourage également ses organisations membres à intensifier leurs efforts aux niveaux régional, national et international pour la ratification et la complète mise en œuvre des conventions consacrées par la Déclaration de l’OIT sur les principes et droits fondamentaux au travail, incluant les conventions nº100 (sur l'égalité de rémunération), et 111 (sur la discrimination), ainsi que les conventions 156 (sur les travailleuses ayant des responsabilités familiales), 175 (sur le travail à temps partiel), 177 (sur le travail à domicile), et 183 sur la protection de la maternité, et pour un suivi effectif de la discussion générale sur les Conclusions concernant le travail décent et l’économie informelle (2002), et la Résolution de la conférence de l’OIT sur l’égalité des sexes, sur l’égalité des rémunérations et sur la protection de la maternité (2004). La protection des droits des femmes dans le droit international trouve son origine dans la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948, qui s’applique à tous les êtres humains, hommes ou femmes. Le 8 mars étant la Journée internationale de la femme, l’IE organise des activités sur ce thème.