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Canada, CSQ

Un récent accord sur l’équité salariale entre la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et le gouvernement québécois éliminera la discrimination systémique à l’égard des enseignantes.
Une seule échelle des salaires avec différents points d’entrée et une progression accélérée déterminée par la scolarité doit être introduite de 2003 à 2005.
Elle remplacera un système d’échelles multiples de salaires basé sur les années de scolarité suivies par un enseignant. Introduit en 1967, ce système avait pour but d’encourager les enseignant(e)s à accéder à l’enseignement supérieur et au développement professionnel. Au cours du temps, le système s’est avéré discriminatoire à l’égard des femmes. En raison de leurs responsabilités familiales traditionnelles, les femmes ont moins de possibilités que les hommes pour poursuivre la scolarité supplémentaire nécessaire pour accéder aux échelles de salaires supérieures.
L’analyse des échelles de salaires montre que plus les années de scolarité augmentent, plus le pourcentage de femmes diminue. En 1999 :
- 65,2% de tous les enseignants étaient payés selon l’échelle salariale de base, c’est-à-dire 17 années ou moins de scolarité (71,3% des enseignantes étaient à ce niveau, comparé à 50,9% d’homologues masculins)
- au niveau de 19 ou 20 années de scolarité sur l’échelle des salaires, il y a le double d’enseignants hommes par rapport aux femmes (28,2% contre 12,8%)
Une fois en place, la nouvelle structure salariale permettra à tous les enseignants d’atteindre le salaire maximum accordé à la profession enseignante.
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