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2e Congrès mondial de l’UNESCO sur les ressources éducatives libres

Le rôle des ressources éducatives libres (REL) dans la réalisation de l’Objectif de développement durable (ODD) 4 était l’un des thèmes principaux du second Congrès sur les REL, qui s’est tenu à Ljubljana, en Slovénie, du 18 au 20 septembre. La conférence, qui s’articulait autour du thème « des REL pour une éducation de qualité inclusive et équitable: de l’engagement à l’action », a été organisée conjointement par l’UNESCO et le gouvernement slovène.

Lors des événements parallèles et de la table ronde principale, des représentant(e)s de l’Internationale de l’Education (IE) et de ses organisations membres de Nouvelle-Zélande, du Canada et d’Argentine ont souligné le fait qu’une éducation de qualité ne pouvait ignorer l’importance des ressources de qualité et de leur disponibilité pour les éducateurs/trices en vue de fournir un enseignement de qualité. Ils/elles ont également abordé la question des supports requis par les enseignant(e)s pour mettre en œuvre et développer les politiques de REL.

Le Congrès a également adopté à l’unanimité le Plan d’action de Ljubljana sur les REL 2017, qui définit des recommandations pour l’intégration des REL en soutien à l’ODD 4. L’UNESCO a remercié l’IE et ses affiliés pour leurs retours avant et pendant la conférence. Le Plan d’action aborde cinq domaines d’action pour les parties prenantes: améliorer la capacité des utilisateurs/trices à trouver, à réutiliser, à créer et à partager des REL; se pencher sur les questions linguistiques et culturelles; assurer un accès inclusif et équitable à des REL de qualité; développer des modèles de durabilité; et garantir des environnements politiques favorables.

L’IE et ses organisations membres ont été activement impliquées dans la formulation des recommandations et elles espèrent que l’UNESCO réaffirmera son engagement à œuvrer en faveur des politiques et pratiques de REL au niveau international, afin de renforcer la démocratisation du savoir et de contribuer à la réalisation de l’ODD 4.

Assemblée générale des Nations Unies

L’IE a contribué à obtenir un financement durable pour l’éducation, considéré comme prioritaire, lors de la 72e Assemblée générale des Nations Unies, qui s’est tenue à New York, aux Etats-Unis. La Présidente de l’IE, Susan Hopgood, et son Secrétaire général adjoint, David Edwards, ont représenté les enseignant(e)s du monde entier auprès de l’Assemblée générale des Nations Unies lors des discussions sur l’avenir du financement de l’éducation pour les 120 millions d’étudiant(e)s dans le monde privé(e)s d’une éducation gratuite, inclusive et de qualité.

Au cours d’une série de réunions et d’événements, Susan Hopgood a plaidé en faveur d’un accroissement de l’investissement dans l’éducation et pour la priorité à accorder à cette dernière, a mis en garde contre une vision à court terme et a condamné les gouvernements qui se dégagent de leur responsabilité au profit de sociétés à but lucratif.

Le 20 septembre, elle a participé à un événement aux côtés de Malala Yousafzai, du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, et du Président français Emmanuel Macron, en vue de recueillir des promesses d’engagement pour combler le déficit financier au niveau mondial. Saluant l’annonce de l’organisation conjointe par la France et le Sénégal de la Conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’Education (GPE) en février 2018 et se félicitant de l’ambition de l’objectif lié au financement, elle a également confirmé l’engagement de l’IE à assumer sa part dans la négociation si les bailleurs de fonds accroissent leurs financements.

Le même jour, l’IE s’est ralliée à la Campagne mondiale pour l’éducation (CME) et à l’Alliance mondiale pour la justice fiscale en vue de co-organiser une réunion centrée sur les stratégies pour la mobilisation des ressources nationales. Susan Hopgood a rappelé que dix pour cent du PIB mondial sont dissimulés dans des paradis fiscaux et que l’enseignement public de qualité nécessite un investissement prévisible, durable et à long terme.

Sommet mondial sur l’industrie de l’éducation

Forte d’une délégation importante, l’IE s’est jointe à plus de 100 représentant(e)s de gouvernements, de l’industrie et de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) lors du troisième Sommet mondial sur l’industrie de l’éducation (SMIE), qui s’est tenu les 25 et 26 septembre au Luxembourg. Malgré le débat important initié autour de l’impossibilité de prévoir l’avenir des technologies et des critiques concernant le fait que l’école et les enseignant(e)s devaient se montrer davantage flexibles, un certain nombre d’aspects encourageants sont ressortis.

Andreas Schleicher (OCDE) a mis tout particulièrement l’accent sur l’innovation, affirmant que des enseignant(e)s hautement qualifié(e)s devaient être au cœur de l’innovation. Pour lui, le contrôle de l’innovation représente pour les enseignant(e)s un facteur de motivation pour l’amélioration bien plus important que la rémunération basée sur les performances. Le Consultant spécial de l’IE, John Bangs, a déclaré que seul(e)s les enseignant(e)s pouvaient déterminer le type de support informatique nécessaire et qu’ils/elles avaient besoin de temps et d’espace pour collaborer au partage de leur savoir et de leur expertise.

En dépit de l’hostilité d’une petite minorité à l’égard des syndicats d’enseignants, la majorité des participant(e)s présent(e)s au Sommet se sont montré(e)s réceptifs/ves aux arguments de l’IE. Cependant, l’absence de la grande industrie de l’éducation et des entreprises internationales de technologie a laissé planer un doute quant à l’avenir du SMIE. Le Sommet 2018 sera organisé par l’Estonie, et d’aucuns pensent qu’il s’agira peut-être du dernier.

Première réaction de l’IE à la publication du Rapport sur le développement dans le monde de la Banque mondiale relatif à l’éducation

Selon David Edwards, Secrétaire général adjoint de l’IE, le nouveau rapport sur l’éducation de la Banque mondiale révèle « un effort superficiel et désordonné » qui « ébauche des problèmes complexes, lance des recommandations simplistes et émet des généralisations trop larges qui laisseraient dubitatifs même les ministres des Finances les mieux intentionnés ».

Dans une première analyse du rapport sur le développement dans le monde de la Banque mondiale menée par l’IE, David Edwards a qualifié le rapport d’incomplet et d’inadapté pour relever les défis qui se présentent. « Si le but était de poursuivre dans la lignée du Rapport sur la génération en apprentissage de la Commission de l’Education et de fournir un mode d’emploi aux gouvernements, la Banque mondiale a manqué sa cible », explique-t-il. « Si le but était d’enfiler une série de paragraphes courts qui n’abordent que très superficiellement le problème de taille auquel est confrontée la communauté éducative, à savoir le manque criant de ressources, alors elle est parvenue à ses fins. »

Fred van Leeuwen, le Secrétaire général de l’IE, a ajouté que le rapport sur le développement dans le monde constituait une occasion manquée de promouvoir le financement durable de l’éducation, surtout « vu l’influence considérable que la Banque mondiale peut exercer en matière de financement ».

Etant donné la nature unique du rapport et le fait qu’il s’agisse du premier rapport sur le développement dans le monde consacré à l’éducation, l’IE a décidé de publier une série de blogs thématiques et d’analyses dans les mois à venir, afin d’étudier en profondeur les problèmes, les faits probants et les hypothèses.

Célébration de la Journée mondiale des enseignant(e)s

A l’heure où la contribution et l’importance des enseignant(e)s étaient reconnues le 5 octobre à l’occasion de la Journée mondiale des enseignant(e)s, le thème de cette année (« Enseigner en liberté, autonomiser les enseignant(e)s ») a mis en lumière la réduction des libertés à laquelle est confrontée la profession et l’autonomisation nécessaire pour permettre aux enseignant(e)s de travailler efficacement dans un monde en pleine évolution. De l’Ouganda au Canada et de l’Espagne à la Nouvelle-Zélande, les éducateurs/trices ont célébré leur profession dans le monde entier, profitant de cette occasion pour demander davantage de liberté et d’autonomie pour offrir à tou(te)s une éducation de qualité.

Les éducateurs/trices ont mis en avant les nombreux défis auxquels est confrontée la profession, de la persécution politique aux conditions de travail précaires en passant par la pauvreté et le harcèlement.

« Si la liberté académique est primordiale à tous les niveaux d’enseignement, elle l’est plus encore dans l’enseignement supérieur où elle permet aux enseignant(e)s de cultiver leur aptitude à innover, à explorer et à s’impliquer avec constance dans des programmes de recherche de pointe », lit-on dans un message conjoint de l’Internationale de l’Education (IE), de l’UNESCO, de l’Organisation Internationale du Travail, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l’UNICEF. « A tous les niveaux de l’enseignement, les pressions politiques et les intérêts privés peuvent influer sur la capacité des éducateurs/trices à enseigner librement. »

Réunion du Bureau du Comité Syndical Francophone pour l'Education et la Formation

Le Bureau du Comité Syndical Francophone pour l’Education et la Formation (CSFEF), qui s’est réuni à Dakar, au Sénégal, du 26 au 28 octobre, s’est engagé à promouvoir un enseignement public de qualité accessible à tou(te)s et à renforcer les syndicats d’enseignants dynamiques et respectés.

Du 23 au 26 octobre, les principaux syndicats d’enseignants francophones ont participé à une rencontre de la société civile francophone pour exprimer leur opposition à la privatisation et à la marchandisation de l’éducation. Ils se sont montrés très préoccupés par le contrôle exercé par l’Etat sur les écoles privées et par le processus qui régit le développement des écoles privées.

Du 26 au 28 octobre, le Bureau du CSFEF s’est également penché sur l’éducation et les syndicats d’enseignants dans les pays francophones, notamment en Europe et au Québec, ainsi que dans les différentes régions du continent africain où on parle français. Il a en outre exprimé sa préoccupation concernant les préparatifs de l’étude 2019 du Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Conférence des ministres de l’Education des Etats et gouvernements de la francophonie (PASEC), dont une partie doit couvrir l’évaluation des enseignant(e)s dans 15 pays de l’Afrique francophone. Le CSFEF craint que les gouvernements n’utilisent cette étude comme prétexte pour licencier des milliers d’enseignant(e) contractuel(le)s, comme ce fut récemment le cas au Niger.

Forum LGBTI IE/ISP

Une forte délégation syndicale a participé au Forum sur les lesbiennes, gays, bisexuel(le)s et intersexué(e)s (LGBTI) de l’Internationale de l’Education (IE) et l’Internationale des Services Publics (ISP), qui s’est tenu le 30 octobre à Genève (Suisse). Ce Forum a eu lieu avant le 30e Congrès mondial de l’ISP, et les participant(e)s ont échangé des bonnes pratiques, renforcé les alliances et partagé des informations sur les tendances actuelles ainsi que des conseils sur le travail à réaliser.

« L’Internationale de l’Education a été l’une des principales fédérations syndicales mondiales à lutter en faveur du respect des droits des travailleurs et travailleurses lesbiennes, gays, bisexuels et intersexués », a déclaré Daniel Lafrenière, membre du Bureau exécutif de l’IE.

Plus de 80 délégué(e)s de toutes les régions ont suivi les interventions de la Secrétaire générale de l’ISP, Rosa Pavanelli, et de Daniel Lafrenière. Ils/Elles ont également assisté à une table ronde sur la lutte en faveur de l’inclusion et de l’égalité, modérée par Meredith Peace de l’Australian Education Union (AEU).

Les participant(e)s ont réfléchi aux prochaines étapes et aux recommandations pour leur syndicat respectif. L’ISP a abordé son projet de résolution et ses plans d’actions à venir et la délégation de l’IE a pu apporter des idées sur les actions relatives à la mise en œuvre de la résolution de l’IE de 2015 et a suggéré des actions avant le prochain Congrès de l’IE sur les questions LGBTI.

20e anniversaire de la Recommandation de l’UNESCO de 1997 concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur

La condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur était au cœur de l’événement organisé par l’IE le 31 octobre dernier à Paris, en France, lors duquel les syndicats d’enseignants se sont joints aux universitaires pour donner un coup de projecteur sur un secteur menacé.

Pour marquer le 20e anniversaire de la Recommandation de l’UNESCO de 1997 concernant le personnel enseignant de l’enseignement supérieur, un événement, avec le lancement d’un rapport et une table ronde,a été organisé à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. L’amendement à la Recommandation de 1966 concernant la profession enseignante reconnaît spécifiquement l’importance de l’enseignement supérieur et de la contribution des universitaires.

Présidé par le Secrétaire général de l’Internationale de l’Education, Fred van Leeuwen, l’événement s’est penché sur la Recommandation de l’UNESCO et a mis en lumière le grand nombre de droits et de libertés qui y sont défendus et dont sont privé(e)s les universitaires.

Le Président de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Georges Haddad, a souligné l’importance de la recherche dans l’enseignement supérieur. Le rapport de Nelly Stromquist, intitulé « Vingt ans plus tard: les efforts internationaux pour protéger les droits du personnel enseignant de l’enseignement supérieur sont insuffisants », a été lancé lors de cet événement.

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