Asie-Pacifique

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Violations des droits syndicaux au Cambodge

Le ministère cambodgien de l’Education a licencié de manière arbitraire 11 enseignant(e)s et responsables de l’éducation pour présomption d’absentéisme. Parmi le personnel congédié figure l’ancien président de la Cambodia Independent Teachers’ Association (CITA), Rong Chhun. Dans une lettre commune (en anglais) au gouvernement, la Confédération syndicale internationale (CSI) et l’IE ont dénoncé ces licenciements pour raisons politiques. Les deux fédérations syndicales mondiales ont exhorté le gouvernement à respecter la législation nationale et les normes internationales du travail.

Violations des droits des peuples et des enseignant(e)s autochtones aux Philippines

L’Alliance of Concerned Teachers (ACT), une organisation membre de l’IE, a dénoncé la répression continue contre les peuples autochtones aux Philippines. Le procureur tente de faire reconnaître les enseignant(e)s, les dirigeant(e)s des peuples autochtones et les militant(e)s des droits humains comme des terroristes et des hors-la-loi. Parmi les présumé(e)s terroristes figurent la Coordinatrice régionale de l’ACT dans la région de la Cordillère et la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. L’IE soutient la position de l’ACT. Les actions menées par le gouvernement témoignent de la dégradation générale du respect des droits humains aux Philippines.

Répression continue à l’encontre des syndicats en Corée du Sud

Le Korean Teachers and Education Workers’ Union (KTU) demeure illégal en vertu de la politique du gouvernement en matière de critères d’affiliation, qui va clairement à l’encontre des normes internationales du travail. En 2017, le Comité de la liberté syndicale de l’OIT a exhorté le gouvernement à éliminer les contraintes juridiques en matière d’affiliation, qui ont été utilisées pour délégaliser le syndicat. L’IE a demandé à la République de Corée de légaliser à nouveau le syndicat.

En outre, l’IE a plaidé en faveur de la libération immédiate de Han Sang-gyun, Président du KCTU, et de l’abandon des charges retenues contre Lee Young-joo, ancienne Secrétaire générale du KTCU et ancienne Vice-présidente du KTU. Lee Young-joo a été arrêtée par la police le 31 décembre 2017 à l’hôpital, à la suite d’une grève de la faim de dix jours. Tous deux ont été accusés d’avoir violé la loi en participant à une manifestation le 14 novembre 2015 contre la réforme régressive de la législation du travail proposée par le gouvernement précédent.

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