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Incendies en Amazonie: les éducateur·rice·s se joignent à l’indignation générale et réclament des politiques environnementales responsables

Plus de 2.500 feux ont été signalés dans la forêt amazonienne ces derniers jours, amenant les éducateur·rice·s à réclamer une politique environnementale plus forte au Brésil et dans le monde.

 

La situation catastrophique que connaît la forêt amazonienne a fait les gros titres de la presse du monde entier. Le Brésil a enregistré plus de 72.000 départs de feu rien que cette année, soit une hausse de 85 % par rapport à 2018, selon l’Institut national brésilien de recherche spatiale. Plus de la moitié de ces feux ont été détectés en Amazonie. L’augmentation du nombre d’incendies fait suite à la politique menée par le gouvernement Bolsonaro d’ouvrir la forêt tropicale au développement commercial aux dépens de la protection de l’environnement et des communautés indigènes qui y vivent. Depuis son entrée en fonction au début de l’année, le taux de déforestation a explosé au Brésil et les militant·e·s de la cause environnementale craignent que de nombreuses personnes aient été encouragées à bouter le feu afin de défricher des terres pour le pâturage. Face au tollé international, Bolsonaro a balayé les inquiétudes et lancé une attaque contre les organisations de la société civile, accusant sans l’ombre d’une preuve des ONG locales d’avoir provoqué des incendies. 

 

Dans un message vidéo, Fátima Silva, Vice-présidente du Comité régional d’Amérique latine de l’Internationale de l’Éducation et Secrétaire générale de la CNTE brésilienne, a affirmé que la politique environnementale du gouvernement brésilien vise à « détruire et à vendre l’Amazonie ». Elle a exhorté la communauté internationale à condamner cette politique et à défendre la biodiversité de la forêt amazonienne ainsi que les droits de peuples autochtones qui y vivent, pour le bien du Brésil et du monde.  

 

Susan Hopgood, Présidente de l’Internationale de l’Éducation, a déclaré: « Les incendies en Amazonie ne sont pas une chose normale. La hausse de 85 % du nombre d’incendies par rapport à 2018 est le résultat d’un recul en matière de protection de l’environnement. Le monde ne peut pas se permettre une politique irresponsable alors que nous sommes en pleine crise climatique. Favoriser le développement plutôt que la préservation de l’environnement, fouler aux pieds les droits des minorités, mener des attaques sans fondement contre des organisations de la société civile, s’en prendre à l’éducation, nous observons tout cela au Brésil et dans bon nombre d’autres pays du monde, avec des conséquences dévastatrices. Les éducateurs et éducatrices s’élèvent contre cette tendance. Nous continuerons de dire la vérité dans nos classes et dans les plus hautes instances du pouvoir. Nous ne nous laisserons pas intimider. » 

 

Le mois dernier, le Congrès mondial de l’Internationale de l’Éducation a fait de la lutte contre le changement climatique l’une des priorités de l’organisation pour les quatre prochaines années, en notant que « l’éducation est le meilleur outil pour enseigner au public les causes et les conséquences du changement climatique et d’autres problèmes environnementaux et doter les gens des connaissances, des compétences et des comportements nécessaires pour chercher des solutions, modifier les modes de consommation et transformer la société afin de contribuer à modifier le modèle économique insoutenable qui a conduit à la destruction sociale et environnementale que nous connaissons aujourd’hui ».