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Argentine: la mort de deux enseignantes aurait pu être évitée

L’Argentine vit aujourd’hui un « jour de deuil et une grève nationale » suite au décès dans un accident de la route de deux enseignantes après leur participation plusieurs heures auparavant à une marche de protestation pour le paiement d’arriérés de salaire.

La Confederación de Trabajadores de la Educación (CTERA) a annoncé ce matin le décès de deux enseignantes et proclamé un jour de deuil national. Ces faits surviennent dans le cadre d'un conflit salarial qui se propage dans la province depuis neuf semaines.

Les femmes décédées, professeures d'économie et de langue, ont été identifiées comme étant Cristina Aguilar et Jorgelina Ruíz Díaz, « sur le point de prendre leur retraite », comme l'a décrit Leonardo Moreyra, délégué de l'établissement provincial 738 de Comodoro Rivadavia où elles ont exercé.

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Sonia Alesso, Secrétaire générale de la CTERA, a annoncé que trois autres enseignant·e·s étaient toujours hospitalisé·e·s. Tous font partie de l'école Nº7 de Comodoro Rivadavia, dans la province de Chubut. « C'est un jour de deuil et de douleur », a déclaré Alesso, chargée de communiquer sur  les mesures fortes à prendre. « Nous exigeons que les gouvernements national et provincial résolvent de toute urgence le conflit qui touche Chubut. »  

Roberto Baradel, Secrétaire général adjoint de la CTERA, a ajouté que ces décès n'auraient pas dû se produire. Les enseignant·e·s sont en conflit depuis neuf semaines et en grève depuis cinq. « Une résolution urgente du conflit est nécessaire », a-t-il déclaré en précisant que les syndicalistes allaient se rendre au ministère de l'Éducation nationale pour tenter de rencontrer le ministre Alejandro Finocchiaro.

Enfin, Hugo Yasky, chef de la Central de Trabajadores de la Argentina (CTA), a ajouté que le syndicat qu’il dirige se joint à la journée de deuil et soutient la grève des enseignant·e·s.