Amnesty International lance un appel en faveur de la libération d’un universitaire iranien

Ahmadreza Djalali risque la peine de mort sur la base de fausses accusations de trahison et Amnesty International a donc pris l’initiative de lancer une campagne en faveur de la libération de ce spécialiste de la médecine de catastrophe, qui est détenu depuis près d’un an sans procès.

 

Le docteur Djalali, un ressortissant iranien résidant en Suède et arrêté le 25 avril 2016 au cours d’un voyage professionnel en Iran, a été accusé, en l’absence de son avocat, d’« espionnage » par le Tribunal révolutionnaire de Téhéran le 31 janvier, une accusation qui pourrait lui valoir la peine de mort.

Selon des rapports, le docteur Djalali n’a eu droit à aucune visite de son avocat pendant les sept mois qui ont suivi son arrestation et, par la suite, les autorités judiciaires ont déclaré que son avocat ne pouvait pas s’occuper de cette affaire et ont refusé de lui transmettre le dossier. En décembre 2016, les autorités ont exercé une forte pression sur Djalali afin de lui faire signer une déclaration dans laquelle il « avouait » être un espion à la solde d’un « gouvernement hostile ». Face à son refus de signer, les autorités ont déclaré qu’il serait inculpé d’« inimitié à l’égard de Dieu », une infraction passible de la peine de mort. En signe de protestation, Djalali a entamé une grève de la faim le 26 décembre 2016 et sa santé s’est gravement détériorée depuis. Les autorités doivent encore présenter l’acte d’accusation et fixer la date du procès.

Agé de 45 ans, médecin, maître de conférences et chercheur en médecine de catastrophe, le docteur Djalali a enseigné dans diverses universités en Belgique, en Italie et en Suède. Alors qu’il s’était déjà rendu précédemment en Iran sans rencontrer le moindre problème, il a été arrêté sans mandat par des fonctionnaires du ministère du Renseignement pendant un voyage professionnel en Iran, où il avait été invité à participer à des ateliers sur la médecine de catastrophe à l’université de Téhéran et de Chiraz. Sa famille n’a su où il se trouvait que 10 jours après son arrestation, lorsqu’il a été autorisé à l’appeler brièvement. Il a été détenu dans un endroit inconnu pendant une semaine avant d’être transféré à la prison d’Evin, qui relève du ministère du Renseignement.

Intervenez!

Vous pouvez agir avant le 21 mars en:

·         Appelant les autorités à libérer Ahmadreza Djalali, à moins qu’il ne soit inculpé d’une infraction pénale prévue par la loi, conformément au droit international et aux normes en la matière, afin de garantir qu’il ne soit pas visé pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion;

·         Les priant instamment de faire en sorte qu’il puisse consulter un professionnel de santé qualité afin de bénéficier de soins conformes à l’éthique médicale et respectant notamment les principes de confidentialité, d’autonomie et de consentement éclairé;

·         leur demandant de veiller, dans l’attente de sa libération, à ce qu’il soit protégé contre toute sanction en raison de sa grève de la faim, notamment une mise à l’isolement prolongée, qui peut constituer un acte de torture; et

·         les appelant à veiller à ce qu’il ait régulièrement accès à l’avocat de son choix et à sa famille, ce qui inclut de lui accorder des moyens pour communiquer avec ses proches vivant à l’étranger, et en leur demandant de lui accorder l’accès aux autorités consulaires suédoises.

Cliquez ici pour en savoir plus sur la campagne d’Amnesty International.

L'Université belge VUB a aussi lancé un appel urgent à libération d'Ahmadreza Djalali.

Vous pouvez suivre les développements de l’affaire Djalali sur Facebook et Twitter, et signer la pétition sur Change.org.

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